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Capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social : procédure et délais

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October 22, 2026

Le Bouard Avocats

Deux dirigeants examinent les comptes annuels de leur société après la constatation de pertes réduisant les capitaux propres.

Vos capitaux propres sont devenus inférieurs à la moitié du capital social ? La situation n'entraîne pas la disparition de l'entreprise. Elle impose en revanche de réagir selon un calendrier précis fixé par le Code de commerce.

Cette règle concerne plusieurs formes juridiques d'entreprise : SARL et EURL, SAS et SASU, SA. Elle a été assouplie par la loi n° 2023-171 du 9 mars 2023, puis complétée par un décret du 25 juillet 2023 qui fixe un seuil de capital en fonction du bilan.

Ce guide explique comment constater la perte de capital social, quelle décision prendre, quelles formalités accomplir et comment régulariser la situation. Il permet au dirigeant comme à l'associé d'identifier sa situation et la prochaine démarche utile.

En bref

Les comptes font apparaître des capitaux propres inférieurs à la moitié du capital ? Cinq points de contrôle.

  • Décision dans les 4 mois : les associés se prononcent sur la dissolution anticipée dans les quatre mois de l'approbation des comptes.
  • Publicité obligatoire : la décision, dissolution ou poursuite, est publiée, déposée au greffe et inscrite au registre.
  • Deux exercices pour régulariser : reconstituer les capitaux propres ou réduire le capital à hauteur des pertes.
  • Seuil de 1 % du bilan : à défaut, réduction du capital jusqu'à ce seuil dans les deux exercices suivants.
  • Risque : tout intéressé peut demander la dissolution en justice si la procédure n'est pas suivie.

Faire le point avec un avocat en droit des sociétés

Que signifie « capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social » ?

L'entreprise est dans cette situation lorsque ses capitaux propres deviennent, du fait des pertes, inférieurs à la moitié de son capital social. On parle couramment de perte de la moitié du capital social, même si c'est bien la comparaison des capitaux propres qui compte.

Le point de départ est fixé par la loi : la situation doit résulter de pertes constatées dans les documents comptables. C'est ce que prévoient l'article L. 223-42 du Code de commerce pour la SARL et l'article L. 225-248 pour les sociétés par actions.

Capital social et capitaux propres : deux notions distinctes

Le capital social correspond au montant des apports inscrit dans les statuts. Le montant du capital social reste figé tant qu'aucune décision des associés ne le modifie.

Les capitaux propres mesurent au contraire la richesse nette de l'entreprise à la fin de l'exercice comptable. Selon la fiche officielle Entreprendre Service Public, les capitaux propres correspondent à la somme des éléments suivants, issus de la comptabilité :

  • capital social ;
  • réserves et report à nouveau ;
  • primes d'émission ;
  • subventions d'investissement ;
  • résultat de l'exercice, bénéfice ou perte ;
  • provisions réglementées.

Comment calculer la perte de la moitié du capital social ?

La même fiche précise que le capital à retenir est celui qui figure au bilan de clôture de l'exercice ayant fait apparaître les pertes, qu'il soit libéré ou non. Une augmentation de capital décidée mais non réalisée à la clôture n'est pas prise en compte.

Prenons un exemple hypothétique. Une SARL au capital de 20 000 € dispose de 4 000 € de réserves. Elle enregistre une perte de 16 000 € sur l'exercice.

Le montant des capitaux propres s'élève alors à 8 000 euros (20 000 + 4 000 - 16 000). Il est inférieur à 10 000 €, soit la moitié du capital social actuel. Les associés doivent donc être réunis selon l'article L. 223-42.

Quelles entreprises sont concernées par la perte de capitaux ?

Le dispositif vise la SARL et l'EURL par l'article L. 223-42. Il vise la société anonyme et ses actionnaires par l'article L. 225-248.

La SAS et la SASU sont également concernées. L'article L. 227-1 leur rend applicables les règles de la SA, sauf exceptions qu'il énumère. L'article L. 225-248 ne figure pas parmi ces exceptions.

Capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social : règles par forme de société
Point de comparaisonSARL et EURLSAS et SASUSA
Texte applicableArticle L. 223-42 du Code de commerceArticle L. 225-248, par renvoi de l'article L. 227-1Article L. 225-248
Qui provoque la décisionLe gérant (à défaut, le commissaire aux comptes)Le président ou le dirigeant désigné par les statutsLe conseil d'administration ou le directoire
Délai4 mois après l'approbation des comptes4 mois après l'approbation des comptes4 mois après l'approbation des comptes
Majorité pour dissoudreMajorité de modification des statuts (L. 223-30)Conditions prévues par les statuts (L. 227-9)AGE : deux tiers des voix exprimées (L. 225-96)
Seuil de réduction du capital1 % du total du bilan (R. 223-37)1 % du total du bilan (R. 225-166-1, a)Le plus élevé entre 1 % du bilan et 37 000 € (R. 225-166-1, b)

Quelle procédure suivre après la perte de la moitié du capital ?

Les associés doivent décider, dans les quatre mois suivant l'assemblée annuelle, s'il y a lieu de dissoudre la société. Ce vote est obligatoire, y compris lorsque personne n'envisage la dissolution.

La procédure se déroule en quatre temps :

  1. Constater la perte lors de l'approbation des comptes annuels ;
  2. Organiser la consultation des associés sur la dissolution anticipée ;
  3. Publier la décision et la déposer au greffe ;
  4. Régulariser la situation dans le délai légal si la société poursuit son activité.

Le point de départ : l'approbation des comptes

Le délai de quatre mois court à compter de l'approbation des comptes ayant fait apparaître la perte. Il ne court donc pas à partir de la date de fin de l'exercice.

Cette approbation suit elle-même un calendrier. En SARL, l'assemblée statue dans les six mois suivant la fin de l'exercice, sauf prolongation judiciaire. Notre article sur le dépôt des comptes annuels en SARL détaille ces obligations.

En SAS et en SASU, cette étape suit les règles propres à la société par actions simplifiée. Elles sont présentées dans notre article sur l'approbation des comptes en SAS.

Qui organise la consultation des associés ?

En SARL, l'article L. 223-42 mentionne le gérant et, le cas échéant, le commissaire aux comptes. Si aucun des deux ne provoque la décision, l'entreprise s'expose à une action en dissolution.

En SA, le conseil d'administration ou le directoire convoque l'assemblée générale extraordinaire. En SAS, ces attributions sont exercées par le président ou par le dirigeant que les statuts désignent, conformément à l'article L. 227-1.

Lorsque l'entreprise a désigné un contrôleur légal, son rôle d'alerte est réel. Notre article sur la nomination d'un commissaire aux comptes rappelle les seuils et la durée de son mandat.

Quelle majorité pour voter la dissolution anticipée ?

En SARL, la dissolution se vote à la majorité exigée pour la modification des statuts. Pour une SARL constituée après la loi du 2 août 2005, l'article L. 223-30 exige :

  • un quorum du quart des parts sur première convocation, puis du cinquième sur deuxième convocation ;
  • une majorité des deux tiers des parts détenues par les associés présents ou représentés ;
  • des quorums ou une majorité plus élevés si les statuts le prévoient, sans pouvoir exiger l'unanimité.

Pour les SARL plus anciennes, la règle de principe reste la majorité des trois quarts des parts sociales, sauf adoption du régime de 2005 à l'unanimité.

En SA, l'AGE délibère selon l'article L. 225-96 : quorum du quart puis du cinquième des actions ayant le droit de vote, et majorité des deux tiers des voix exprimées par les actionnaires présents ou représentés. En SAS, l'article L. 227-9 renvoie aux conditions prévues par les statuts pour cette décision collective.

Quelles formalités légales après la décision des associés ?

Que les associés votent la dissolution ou la poursuite de l'activité, la résolution doit être rendue publique. Le texte l'impose « dans les deux cas », afin d'assurer l'information des tiers.

Pour la SARL, l'article R. 223-36 prévoit trois formalités cumulatives :

  • une annonce dans un journal ou support habilité à recevoir les annonces légales dans le département du siège ;
  • un dépôt au greffe du tribunal de commerce du lieu du siège ;
  • une inscription au registre du commerce et des sociétés.

Pour la SA, et par renvoi pour la SAS, l'article R. 225-166 prévoit les mêmes étapes : dépôt au greffe, inscription au registre et publication dans un support d'annonces légales.

La démarche en ligne sur le guichet unique

En pratique, la démarche s'effectue en ligne sur le guichet unique des formalités des entreprises. Le greffe procède ensuite à l'inscription au registre du commerce et des sociétés.

Selon la fiche Entreprendre Service Public, le dossier comprend le procès-verbal, les statuts mis à jour le cas échéant et l'attestation de parution de l'annonce légale. Ces pièces doivent être cohérentes entre elles.

Le procès-verbal, pièce centrale du dossier

La décision est constatée par un procès-verbal. Il doit être rédigé avec soin, car il sert de base à toutes les formalités.

Cet acte mentionne notamment le capital, le montant des capitaux propres et le sens du vote. Notre article sur le rôle du procès-verbal d'assemblée générale rappelle les mentions utiles.

Faut-il refaire ces formalités chaque année ?

La fiche officielle Entreprendre Service Public indique qu'il n'est pas nécessaire de renouveler ces formalités de publicité à chaque exercice. Elle vise le cas où les capitaux propres restent inférieurs à la moitié du capital social.

Une nouvelle publicité sera en revanche nécessaire si la sortie de cette situation passe par une modification des statuts, par exemple une opération sur le capital.

Dissolution anticipée ou poursuite de l'activité : que décider ?

Le vote porte sur une alternative : dissoudre la société ou poursuivre l'activité. Chaque option a des conséquences juridiques et financières différentes, selon la nature des pertes et leur cause.

Si les associés votent la dissolution

La dissolution anticipée ouvre la liquidation amiable de la société. Un liquidateur est désigné, l'actif est réalisé et le passif réglé, avant la clôture des opérations et la radiation.

Ces étapes, leurs délais et leur coût sont présentés dans notre article sur la dissolution d'une société.

Si les associés décident de poursuivre l'activité

C'est l'hypothèse la plus fréquente en pratique, notamment lorsque les associés anticipent une reprise de l'activité. L'entreprise continue alors de fonctionner normalement, mais elle doit rétablir sa situation dans le temps imparti par le Code de commerce.

Le vote de poursuite n'efface pas le problème. Il ouvre une période de régularisation qu'il faut piloter dès le premier exercice, avec l'expert-comptable. La gestion de cette période conditionne la suite.

Comment régulariser les capitaux propres ?

La société dispose d'un délai qui expire à la clôture du deuxième exercice suivant celui de la constatation des pertes. Elle doit, avant cette échéance, choisir l'une des deux voies prévues par la loi.

  • reconstituer ses capitaux propres à concurrence d'une valeur au moins égale à la moitié du capital social ;
  • réduire son capital social du montant nécessaire pour que les capitaux propres atteignent au moins la moitié de ce capital.

Comment calculer l'échéance pour agir ?

Le temps imparti se compte en exercices, à partir de celui au cours duquel la perte a été constatée. La constatation résulte de l'assemblée annuelle, et non de la date de fin d'exercice.

Prenons un exemple hypothétique. Les comptes clos le 31 décembre 2026 sont approuvés en juin 2027. La perte est constatée au cours de l'exercice 2027.

La régularisation doit alors intervenir au plus tard à la clôture de l'exercice 2029. La fiche Entreprendre Service Public retient la même lecture dans son propre exemple.

Reconstituer les capitaux propres

La fiche officielle cite plusieurs moyens de reconstitution des capitaux propres. Ils peuvent être combinés selon la situation financière de l'entreprise :

  • bénéfices réalisés grâce à la reprise de la rentabilité ;
  • augmentation de capital par apports nouveaux ;
  • abandon de créances, par exemple d'un associé titulaire d'un compte courant ;
  • coup d'accordéon, qui associe réduction puis augmentation de capital.

Le choix dépend de la capacité des associés à remettre des fonds, de la perspective de reprise et du projet de l'entreprise. Les incidences fiscales d'un abandon de créances doivent être examinées avec le conseil habituel de la société.

Réduire le capital social à hauteur des pertes

La seconde voie consiste à diminuer le capital pour l'aligner sur la valeur réelle de l'entreprise. Cette réduction n'apporte aucun argent frais : elle constate comptablement les pertes.

Elle présente un avantage pratique. Lorsqu'une réduction est motivée par des pertes, les créanciers ne bénéficient pas du droit d'opposition. Les articles L. 223-34 et L. 225-205 réservent ce droit aux réductions non motivées par des pertes.

En SARL, la réduction est autorisée dans les conditions de modification des statuts et ne peut porter atteinte à l'égalité des associés. Notre article sur la réduction de capital présente les étapes de cette opération.

La limite du capital minimum en SA

En SA, la réduction intervient sous réserve de l'article L. 224-2, qui impose un capital d'au moins 37 000 €. Une réduction en dessous de ce montant n'est possible que sous condition suspensive d'une augmentation qui le rétablit, sauf transformation en une autre forme.

La SAS n'est pas soumise à ce minimum. L'article L. 227-1 exclut en effet l'article L. 224-2 des règles de la SA applicables à la société par actions simplifiée.

Que se passe-t-il si les capitaux propres ne sont pas reconstitués ?

Depuis la loi du 9 mars 2023, l'absence de reconstitution n'entraîne plus directement un risque de dissolution. La société bénéficie d'un second délai pour réduire son capital jusqu'à un seuil réglementaire.

Cette réforme résulte de l'article 14 de la loi n° 2023-171 du 9 mars 2023. Elle a modifié les articles L. 223-42 et L. 225-248, dans leur version en vigueur depuis le 11 mars 2023.

Un second délai de deux exercices

Si les capitaux propres n'ont pas été reconstitués à la première échéance, et si le capital dépasse le seuil réglementaire, la société doit réduire son capital. Elle le ramène à une valeur inférieure ou égale à ce seuil.

Cette réduction doit intervenir au plus tard à la clôture du deuxième exercice suivant la première échéance. Dans notre exemple, l'échéance serait donc la clôture de l'exercice 2031.

Quel est le seuil de réduction du capital ?

Le seuil a été fixé par le décret n° 2023-657 du 25 juillet 2023, publié au Journal officiel du 26 juillet 2023. Il dépend de la forme de la société :

  • SARL : 1 % du total du bilan constaté lors de la dernière clôture d'exercice (article R. 223-37) ;
  • société sans capital minimal légal, comme la SAS : 1 % du total du bilan (article R. 225-166-1, a) ;
  • SA : la valeur la plus élevée entre 1 % du total du bilan et le capital minimal de 37 000 € (même article, b).

Reprenons un exemple hypothétique. Une SAS au capital de 100 000 € affiche un total de bilan de 800 000 €. Faute de reconstitution, elle devra ramener son capital à 8 000 € au plus.

Et en cas d'augmentation de capital ultérieure ?

Le Code de commerce a prévu ce cas. Si l'entreprise a diminué son capital sans reconstituer ses fonds propres, puis procède à une augmentation de capital, elle doit se remettre en conformité.

Elle dispose pour cela d'un délai expirant à la clôture du deuxième exercice suivant celui de l'augmentation. Cette règle évite qu'une augmentation ne fasse renaître durablement la situation initiale.

Quels sont les risques en cas d'inaction ?

La principale menace est une action en dissolution judiciaire de la société. Les articles L. 223-42 et L. 225-248 ouvrent cette action à « tout intéressé », ce qui peut avoir un impact négatif sur l'image de l'entreprise.

Le juge peut être saisi dans trois situations :

  • le dirigeant ou le commissaire aux comptes n'a pas provoqué de décision des associés ;
  • les associés n'ont pas pu délibérer valablement ;
  • la société n'a pas réduit son capital jusqu'au seuil réglementaire à l'issue du second délai.

La régularisation reste possible devant le tribunal

Le tribunal peut accorder à la société un délai maximal de six mois pour régulariser sa situation. Il ne peut pas prononcer la dissolution si la régularisation a eu lieu au jour où il statue sur le fond.

Cette règle protège les entreprises viables. Elle ne doit pas inciter à attendre l'assignation : la procédure judiciaire a un coût et fragilise la relation avec les partenaires.

La responsabilité du dirigeant et le juge du registre

La fiche Entreprendre Service Public signale aussi que l'inaction peut engager la responsabilité civile du dirigeant. Cette responsabilité suppose une faute de gestion et s'apprécie au cas par cas.

La même fiche mentionne le rôle du juge commis à la surveillance du registre. Il peut enjoindre à la société de procéder aux formalités, le cas échéant sous astreinte. Notre guide sur la responsabilité des dirigeants détaille ces enjeux.

Les sociétés en sauvegarde ou en redressement judiciaire

Le dispositif ne s'applique pas aux sociétés en procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire. Il ne s'applique pas non plus à celles qui bénéficient d'un plan de sauvegarde ou de redressement.

Dans ces procédures, le traitement des pertes relève du cadre fixé par le tribunal. Le dirigeant doit alors suivre les règles propres à la procédure collective en cours.

Conseils pratiques pour le dirigeant et les associés

La perte de la moitié du capital social se prépare dès l'arrêté des comptes. Une anticipation de quelques semaines permet souvent de tenir les délais sans précipitation.

Voici les réflexes utiles :

  • Vérifier le calcul des capitaux propres avec l'expert-comptable avant l'assemblée ;
  • Inscrire le vote sur la dissolution à l'ordre du jour, si possible dès l'assemblée d'approbation ;
  • Noter les échéances : quatre mois, puis la clôture du deuxième exercice suivant ;
  • Accomplir les formalités de publicité sans attendre ;
  • Choisir la voie de régularisation en fonction des perspectives de l'entreprise ;
  • Relire les statuts pour connaître les règles de vote applicables, notamment en SAS ou SASU.

Un signal à prendre au sérieux

Une perte importante révèle souvent une fragilité financière ou une difficulté économique. Les créanciers, les banques et les partenaires peuvent consulter les publications légales et l'immatriculation de l'entreprise.

Ce signal invite à s'interroger tôt sur la prévention des difficultés : trésorerie, rentabilité, dialogue avec les partenaires. Une analyse juridique de la situation permet de choisir la démarche adaptée.

Lorsque les difficultés dépassent la question des fonds propres, d'autres outils existent. Les opérations sur le capital, comme une augmentation avec entrée d'un investisseur, sont présentées sur notre page opérations sur le capital.

Le rôle de l'avocat en droit des sociétés

Un avocat en droit des sociétés peut sécuriser le calendrier, rédiger les convocations, les résolutions et le procès-verbal, et accompagner la réduction ou l'augmentation de capital.

Il intervient aussi lorsque les associés ou actionnaires sont en désaccord sur la décision à prendre. Le cabinet Le Bouard Avocats, composé de cinq avocats, exerce depuis ses bureaux de Versailles et de Paris.

Questions fréquentes sur les capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social

Que faire en cas de perte de capitaux propres ?

Il faut consulter les associés dans les quatre mois de l'approbation des comptes sur la dissolution anticipée. La décision est ensuite publiée, déposée au greffe et inscrite au registre.

Quels articles du Code de commerce s'appliquent ?

L'article L. 223-42 pour la SARL, l'article L. 225-248 pour la SA et, par renvoi, la SAS. Les seuils figurent aux articles R. 223-37 et R. 225-166-1.

Une SAS doit-elle suivre la même procédure qu'une SARL ?

Oui, sur le fond : délai de quatre mois, régularisation en deux exercices et seuil de 1 % du bilan. La majorité de vote dépend en revanche des statuts de la SAS.

La perte de la moitié du capital oblige-t-elle à dissoudre la société ?

Non. Les associés doivent seulement se prononcer sur la dissolution. Ils peuvent voter la poursuite de l'activité, à condition de régulariser ensuite la situation dans les délais.

Un créancier peut-il demander la dissolution ?

La loi ouvre l'action à tout intéressé. Le tribunal apprécie l'intérêt à agir et peut accorder un délai de six mois pour régulariser avant de statuer.

La réduction de capital motivée par des pertes permet-elle aux créanciers de s'opposer ?

Non. Le droit d'opposition des créanciers est réservé aux réductions de capital non motivées par des pertes, selon les articles L. 223-34 et L. 225-205.

Sources officielles :

Cet article délivre une information générale et ne remplace pas l'analyse d'une situation déterminée.

Noémie Le Bouard, avocate associée à Versailles

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